Mardi 1 juillet 2008
The-Broken.jpg Gina McVey (Lena Headey) avait bien fait de ne pas rigoler lors du repas d'anniversaire de son père, quand un miroir a semblé exploser, en plein milieu du repas. Le lendemain, tout semble étrange autour d'elle. En sortant de son travail, elle aperçoit en voiture une femme lui ressemblant trait pour trait. Elle la suit jusqu'à son appartement où tout lui paraît à la fois familier et étranger. En repartant, elle est victime d'un accident de la circulation. Lorsqu'elle se réveille à l'hôpital, certains de ses proches lui semblent différents, voire inquiétants, au fur et à mesure qu'elle tente de se rappeler des détails du jour de son accident.

Le réalisateur Sean Ellis avait avait prévenu : son film est bel et bien hanté par l'atmosphère de l'écrivain Edgar Allan Poe, dont on célébrait cette année l'anniversaire de sa naissance. Car partout dans son long-métrage se bousculent de minuscules détails participants à l'ambiance oppressante. Qui n'est pas sans rappeler le concept d'étrangeté.  Thriller psychologique, "The Broken" angoisse grâce à des motifs récurrents : miroirs brisés, eau
qui coule, bruits blancs omniprésents. Le film joue plus sur l'idée de l'horreur plus que sur la terreur elle-même. Empruntant de nombreuses ficelles aux classiques du fantastique, celles de "l'Invasion des Profanateurs de Tombes" notamment, "The Broken" reste dans son intégralité d'une efficacité redoutable. Et Melvil Poupaud y est impressionnant et terrifiant.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 25 juin 2008
Diary-of-the-dead-affiche.jpg Alors que des étudiants en cinéma tournent un film d'horreur dans la forêt, une épidémie de résurrections touche le monde entier. Pendant que les zombies hantent les rues, Jason, Debra et leur amis continuent de tourner pour réaliser un documentaire sur ces événements qui plongent le monde entier dans le chaos. Ils espèrent laisser ainsi un témoignage décisif aux survivants... et assurer leur propre survie.

Dans le cinéma d'horreur, qui dit zombie, dit forcément Georges A. Romero qui a marqué le genre avec "La Nuit des morts-vivants" et ses suites. Dernier volet en date, "Diary of the Dead" reprend donc l'idée de base de faire revenir les morts à la vie... tout en critiquant en filigrane la société américaine. Car derrière le bain de sang habituel, inhérent au genre, se cache aussi un message. Sauf que, pour une fois, Romero ne fait pas dans la dentelle et ne se contente pas de lisser quelques clins d'oeil. Il dénonce violemment la société de surinformation, tentant de démontrer que trop d'info tue l'info. Surtout quand elle accueille les mensonges, certes rassurants, des politiques. Selon lui, c'est quand on croit tout voir et tout savoir, à la télé ou sur Internet, que personne ne sait rien. Dans son film, les médias montrent des zombies 24 heures sur 24 sans pour autant dire comment cela a commencé, pourquoi, ni comment enrayer le phénomène. Il montre également que chacun de nous n'a pas besoin de grand-chose pour se mettre à tuer ses semblables, voire à faire preuve de perversité.

Mais, rassurez-vous, "Diary of the Dead" est aussi et surtout un film de zombies, jouissif et efficace. Romero fait preuve d'une inventivité sans bornes pour trouver des moyens originaux de neutraliser des morts-vivants : électrochocs en les enfermant dans une piscine, ou, comme lors d'une scène hilarante chez un Amish, grâce à une faux ou un bâton de dynamite. Ce second degré provoquera inévitablement quelques éclats de rire entrecoupés de sursauts et autres frissons. Georges A. Romero n'est pas un maître de l'horreur pour rien.
Diary-of-the-dead-film.jpg
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 30 avril 2008
MichaelClayton.jpg "Nettoyeur juridique" pour un grand cabinet d'avocats, Michael Clayton, alias George Clooney, n'a pas son pareil pour étouffer les affaires embarrassantes des clients de ses patrons. Mais un jour, il doit faire oublier le "pétage de plomb" de l'un des avocats d'une importante firme agrochimique. Il découvre enfin le peu de scrupules de ses patrons, prêts à fermer les yeux sur les effets cancérigènes d'un engrais et à défendre sans états d'âme leur client. Théories du complot, avocats véreux, multinationale prête à tuer pour son profit, le fan-club d'Erin Brockovich peut reprendre du service avec "Michael Clayton". Comme l'héroïne jadis incarnée par Julia Roberts, Michael Clayton est seul contre tous, il a une vie de famille à gérer, et tout le monde veut lui trouer la peau. Bref, tous les ingrédients pour réussir un film haletant, plein de rebondissements et délicieusement paranoïaque.

Malheureusement,  le réalisateur Tony Gilroy, pourtant très inspiré dans ses scenarii (notamment l'excellente trilogie "Jason Bourne"), rate son passage à la mise en scène. Visuellement, on ne peut rien lui reprocher. Il enchaîne les plans avec un talent évident qui n'est pas sans rappeler le style d'un Steven Soderbergh ou d'Alejandro González Inárritu, à la fois nerveux et contemplatif. Ce qui pêche, ce sont les connexions entre l'intrigue judiciaire du film et la vie personnelle de Michael Clayton. A trop vouloir en faire un personnage complexe et profond, Tony Gilroy perd souvent le fil, et le spectateur. Et omet systématiquement de faire avancer le schmilblick. Et à trop rester le cul entre deux chaises, les deux aspects du film finissent par perdre peu à peu en intérêt.  Le fameux complot n'est finalement qu'assez peu développé. Michael Clayton ne le découvre d'ailleurs véritablement que dans les vingt dernières minutes d'un long-métrage déjà poussif. L'histoire, aussi scandaleuse qu'elle soit, finit par ne plus intéresser personne et on n'arrive même pas à y croire. Il est clair que Tony Gilroy veut dénoncer quelque chose, fort légitimement sans doute, mais tout reste superficiel.

Quant à la mise en avant de la personnalité du personnage éponyme, elle n'est clairement pas assez poussée et s'embrume dans de trop multiples péripéties : problèmes d'argent de Michael Clayton, effacement des liens familiaux, un enfant délaissé... Un peu beaucoup pour un seul homme, déjà menacé par les hommes de main d'une affreuse multinationale. Il faut bien avouer que George Clooney fait tout ce qu'il peut pour sauver le film dont le message lui tient visiblement à coeur. Il met au placard son costume de séducteur et se met en danger dans ce rôle de héros fragile et... complètement largué ! Michael Clayton est en effet incapable de deviner dans quoi il a mis les pieds avant de se retrouver avec les preuves sous le nez. Le jeu de Clooney est impeccable mais pourquoi aller se fourvoyer dans une telle galère ? L'engagement politique de l'acteur américain ne devrait pas le dispenser de mieux choisir ses films.  On sent la même conviction chez Sydney Pollack, qui campe un patron prêt à toutes les compromissions, comme Tilda Swinton, incarnation parfaite de l'executive woman froide et implacable. Mais la virtuosité des acteurs et les effets de mise en scène réussis ne suffisent pas à sauver un  "Michael Clayton" inconsistant, bavard et franchement ennuyeux.

Les bonus ne relèvent pas le niveauté avec une pauvreté affligeante : quelques scènes commentées, une conférence de presse et des scènes coupées. Pas plus.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : DVD
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Jeudi 3 avril 2008
fido.jpg Dans "Fido", un bon mort-vivant est un mort-vivant... mort. Ou en laisse. Tel est le point de départ de ce film canadien étonnant et hilarant. Depuis que les morts-vivants se sont mis à ressusciter, les hommes vivent confinés dans des banlieues policées, toutes gouvernées par une marque unique : ZomCon, qui fournit armes, maisons, nourriture, voitures et journaux aux habitants de la Terre.

Car ZomCon a trouvé la parade pour mener les zombies à la baguette. Grâce à leurs colliers spéciaux, les morts-vivants perdent leur envie de mordre et se transforment en parfaits serviteurs des hommes. C'est d'ailleurs le cadeau qu'offre Helen Robinson (Carrie-Anne Moss) à sa famille : son fils Timmy et son mari terrorisé Bill. Timmy va peu à peu s'enticher de son nouveau compagnon baptisé Fido qui commet parfois des bêtises. Comme dévorer la voisine.

Du propre aveu de son réalisateur, "Fido" ressemble au premier degré à une parodie déjantée de la série "Lassie", notamment lorsque Helen retrouve son fils en traduisant à la perfection les "grr" de son zombie. Billy Connolly, qui joue ici le rôle de Fido, est parfait dans son interprétation burlesque du traditionnel zombie. Mais ce film canadien démonte également une par une les valeurs traditionnelles de l'Amérique qui a visiblement vendu son âme à une entreprise qui pousse le productivisme jusqu'à exploiter les morts pour faire les plus basses besognes gratuitement. Andrew Currie démontre également comment les gouvernements peuvent utiliser la peur pour maintenir les citoyens à l'écart en leur vendant littéralement un bonheur en kit basé sur les apparences. Heureusement, les bons sentiments existent encore dans l'univers de Fido et l'amitié finit par triompher.

Côté bonus, que du classique mais de qualité avec six scènes coupées commentées par le réalisateur, le making-of, les bêtises de Fido et son album de famille ainsi que le matériel promotionnel du film.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : DVD
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Vendredi 28 mars 2008
the-kills-midnight-boom.jpg Avec "Midnight Boom", le duo The Kills met un peu de pop dans son vin radical de rock furieux. Ce troisième album est surtout leur plus dense et passionnant à ce jour. Car en deux albums, The Kills avaient surtout fait parler d’eux dans le milieu underground. Leur rock, sans doute trop abrasif et sans concession, se cantonnait en effet jusque là de séduire les branchés et les nostalgiques d’autres groupes au son furieux et délicieusement cradingue tels que The Cramps, Jesus & Mary Chain ou Sonic Youth.

Avec "Midnight Boom", cet état de fait pourrait bien changer rapidement et lancer le duo formé par VV et Hotel, respectivement chanteuse et guitariste unis à la ville comme à la scène, dans la stratosphère des tubes radiophoniques. Sans noyer leur vin dans l’eau, toujours habités par une rock’n’roll attitude très tendance, avec blousons en cuir et lunettes noires de rigueur, The Kills s’aventure désormais sur des terrains plus pops qu’auparavant. Toujours armés de leur seule guitare, d’une boîte à rythme et de la voix sensuelle de VV, The Kills démarrent tambour battant avec un "URA fever" assez classique avant d’enchaîner avec le diabolique single "Cheap and Cheerful", qui réconciliera à lui seul rockers et amateurs d’electro. Tout de suite après "Tape Song", lorgne du côté des Pixies tandis que le fiévreux "Last Day of Magic" donne la leçon aux Bloc Party et à Placebo. "Hook and Line" rappelle également à ceux qui en doutaient encore que VV connaît sur le bout de la langue ses classiques en matière de chansons rock féminines, de Patti Smith jusqu’à PJ Harvey, sa voix se montrant tantôt caressante et languide avant de monter en puissance.

Les Kills poussent même le vice jusqu’à s’essayer à la ballade folk sur un "Black Ballon" d’abord qui n’égale pas le bouleversant "Goodnight Bad Morning", qui cloture en beauté ce troisième album magistral. Mais que les amateurs de la première heure se rassurent, des morceaux comme "MEXICO" et "Getting Down" démontrent que les Kills n’ont pas oublié d’où ils viennent : d’un rock brutal et sexy, un brin poseur mais toujours sans concession.

Le site officiel et le Myspace du groupe.

thekills.jpg
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Musique
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Mercredi 26 mars 2008
Comme vous avez pu le constater, cela faisait un petit moment que mon blog n'avait pas connu de mise à jour. La faute à un surplus de boulot ces denriers jours...

Mais dans les jours qui viennent, cet égarement devrait être quelque peu corrigé avec l'arrivée (en retard) de ma chronique sur "No Country for Old Men" des frères Cohen, la critique du troisième album des Kills et celles de quelques petits nouveaux en musique : The Hoosiers, The Teenagers et Vampire Weekend.

Egalement, une petite découverte avec le groupe vosgien Aerial View.

A bientôt sur mon blog, restez y fidèles, merci !
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Humeur
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Mardi 25 mars 2008
Après 15 années passées en prison, Juliette (Kristin Scott-Thomas) est hébergée par sa sœur Léa (Elsa Zylberstein). Toutes deux réapprennent peu à peu à se connaître, alors que Juliette tente surtout de reprendre goût à la vie au milieu d’une famille qu’elle n’a jamais connu.

Philippe Claudel avait déjà connu l’adaptation avec "Les Âmes grises" notamment. Cette fois, le romancier dirige lui-même la caméra pour une création originale qui s’attache, comme dans ses romans, à faire le tri entre la part sombre et le besoin de rédemption des êtres humains. "Il y a longtemps que je t’aime" repose ainsi entiérement sur les épaules de Kristin Scott-Thomas, interprète de Juliette, condamnée à 15 ans de prison pour avoir tuer son fils.

Il est toutefois bien difficile de haïr ou d’aimer ce personnage âpre et touchant à la fois. Peu causante, Juliette conserve encore en elle bien des secrets et des rancœurs à sa sortie de prison. Il reste aussi en elle un peu d’espoir, qui la pousse du côté de la vie, qu’elle essaie de réintégrer. Sa sœur Léa essaie de l’aider dans cette voie bien qu’elle ne l’ai pas contactée durant ces 15 années.

Mais ses maladresses et les réserves de son mari (Serge Hazanavicius) compliquent les longues manœuvres d’approches entre ces deux sœurs qui n’ont que leurs souvenirs d’enfance comme points de repères. Ce long travail de mise en place se ressent d’ailleurs dans la manière de filmer très littéraire de Philippe Claudel. Mais là où la plume permet de dévoiler ce qui se passe dans le cerveau des personnages, la caméra butte sur le silence obstiné d’une Juliette torturée par ses propres démons. Et l’entrée dans le film demeure compliquée, voire un peu ennuyeuse.

L’excellence du jeu de Kristin Scott-Thomas, bouleversante, suffit à elle seule à assurer la puissance émotionnelle du film, vraiment saisissante, surtout dans les ultimes scènes, très poignantes. Elsa Zylberstein, dont le personnage a été moins marqué par la vie, est à la fois le parfait contre-pied et le complément idéal. Plus douce, un peu naïve, toujours serviable malgré ses difficultés à comprendre sa sœur, Léa devient rapidement la clé de l’équipe mental et social de Juliette. Et les seconds rôles participent à merveille à placer l’univers de ce film, à la fois ancré dans l’actualité et hors du temps.

Malgré quelques erreurs de débutants et un démarrage poussif, le premier long-métrage de Philippe Claudel emporte le spectateur sur son passage, pris dans une tornade de sentiments intenses et saisissants.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Cinéma
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Mardi 25 mars 2008
undefined Jason Bourne (Matt Damon) ne se rappelle toujours pas de son passé. Il poursuit donc dans ce troisième volet de la série sa quête afin de découvrir comment il est devenu ce tueur si parfait. Il se lance alors à la recherche d'indices un peu partout dans le monde de Moscou à New York en passant par Londres, Madrid et Tanger. Mais la CIA guette et tente d'éliminer Jason Bourne, l'agence ne souhaitant pas que ses qualités hors normes ne soient mises au service de quelqu'un d'autre.

Derrière ce synopsis assez primaire se cache pourtant une belle surprise avec ce 3e opus, sans doute le meilleur, d'une saga toujours menée tambour battant. L'expression "être scotché au siège" n'aura jamais été plus vraie. Pas un temps mort ne vient enrayer la mécanique implacable de cette adaptation de la trilogie du maître du polar et du suspense Robert Ludlum. Et puis, la réalisation, énergique et nerveuse de Paul Greengrass, déjà aux commandes du second volet, se met constamment au service de ce rythme volontairement effréné. En témoignent les nombreuses scènes filmées à l'épaule, au plus près de l'action, qui donnent un véritable souffle haletant aux aventures de l'ex-agent secret. Certes, Greengrass en abuse aussi parfois, donnant presque la nausée au spectateur un peu trop immergé. Mais il gagne en réalisme ce qu'il perd en confusion. Avec un tel rythme, on envoie volontiers au diable toute idée de scénario. A quoi bon y réfléchir quand on n'en a pas le temps. Cette idée d'immédiateté, d'actes automatisés, constitue en quelque sorte une mise en abyme du héros incarné par Matt Damon. Le spectateur automatise ses réactions aux images qui l'assaillent comme Jason Bourne se joue des ennemis avec ses techniques de tueur programmées dans son corps.

Les courses-poursuites, bastons et carambolages spectaculaires s'enchaînent ainsi à la perfection. Et, bien loin d'alourdir le rythme les scènes plus "réfléchies" leurs donnent en plus un surcroît d'adrénaline. En effet, les passage d'attente, où héros et ennemis s'observent, se jaugent et calculent leurs prochains mouvements, ne sont que des instants de calmes avant la tempête tant attendue. Même les passages situés dans les bureaux de la CIA, transpirent de la même effervescence latente, au travers de la mise en scène de la mécanique intellectuelle implacable des cerveaux de l'agence de renseignement.

Au travers de ce film à grand spectacle, Paul Greengrass amorce aussi un début de critique de la politique américaine actuelle en matière de droits de l'homme. Tortures secrètes et programmations d'agents à la mémoire effacée et au mental brisé sont ainsi dénoncés par la quête d'identité de Jason Bourne. Pas finaud, peu développé, mais bougrement efficace dans l'esprit de spectateurs/consommateurs surinformés de scandales autour de la guerre en Irak et de la prison de Guantanamo. "La vengeance dans la peau" reste avant tout un véritable film d'aventures comme on n'en attendait plus. Véritable spectacle filmé avec virtuosité, c'est aussi un thriller haletant et intelligent dans lequel excelle un Matt Damon au mieux de sa forme.

Pour les bonus, les commentaires de Paul Greengrass permettent d'en savoir plus sur l'ambiance qu'il a voulu instaurer dans son film, renouant avec les grands films d'espionnage des années 70. De nombreux making-ofs et reportages complètent ce menu copieux.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : DVD
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Mercredi 19 mars 2008
rainbow-six-vegas-2-logo.jpg Déjà le 12e épisode, tous formats confondus, pour la série « Rainbow Six » qui a fait ses premières armes sur PC en 1998. L’équipe Rainbow n'en a pas fini avec Las Vegas, la ville du jeu, théâtre du précédent opus, et revient dans un nouvel épisode de la série créée par Tom Clancy. Celui-ci a démontré que le portage de ses romans d’espionnage en jeux d’action tactiques est tout a fait réussi. Malheureusement pour l’équipe Rainbow, les terroristes sont aussi de retour à Vegas, toujours mieux équipés, ce qui obligera le joueur à s'organiser encore différement pour en venir à bout. Une nouvelle fois, la stratégie et le travail en équipe seront plus efficaces que le mitraillage à tout va. Y en a qu’ont essayé… ils ont eu des problèmes !

On retrouvera aussi la même joie en mode multijoueur qui donne la possibilité de jouer n'importe quand en coopératif. Il suffit pour cela d'empoigner une seconde manette pour entrer instantanément dans la partie. De nouvelles armes et de nouveaux gadgets seront aussi mis à disposition pour aider l'équipe dans sa mission.

« Rainbow Six : Vegas 2 »  sortira le 21 mars sur PS3 et Xbox 360, et le 21 avril sur PC.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Jeux vidéo
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Mercredi 12 mars 2008
1.-Lost.
Peut-être l'une des séries les plus addictives jamais créées. Basée sur le mystère qui entoure la découverte d'une île après un crash d'avion, la série-phare de JJ Abrams a bouleversé tous les codes du genre avec ses flash-back et maintenant des flash-forward. En trois saisons, on ne sait toujours pas ce que vont devenir les naufragés du vol Oceanic 815.
2.-Twin Peaks.
David Lynch est génial, tous les cinéphiles le savent. Désormais, depuis "Twin Peaks" à l'aube des années 90, les amateurs de séries sont eux-aussi au courant. Car il fallait oser mêler avec humour fantastique, soap-opera et enquête policière dans un même moule. A noter au passage les prestations remarquables de Kyle McLachlan et David Duchovny dans la saison 2. La série fit malheureusement les frais de la politique des chaînes US qui l'arrêtèrent après 2 saisons, laissant les télé-spactateurs en plan avec une fin qui n'en est pas une.
3.-24.
Cela fait des années que la plupart des séries font 24 épisodes et personne n'avait pensé qu'une journée faisait aussi 24 heures. les créateurs de "24" eux s'en sont souvenus et proposent à chaque saison de décrire une journée merdique de Jack Bauer contre le reste du monde. Les Russes, les Arabes, les Colombiens et le gouvernement lui-même se cachent toujours derrière des attentats et la théorie du complot n'est jamais bien loin. Mais Jack Beauer a de la ressource et "24" demeure l'une des séries politiques les plus passionnantes du moment montrant les rouages de l'administration américaine et ses méthodes pas toujours avouables.
4.-American Gothic.
Sans doute l'une des grandes séries les plus méconnues. Très proche de "Twin Peaks" dans son déroulement, "American Gothic" décrit le quotidien du jeune orphelin Caleb Temple dans une petite ville du Sud des Etats-Unis qui tente de resister à l'influence maléfique sheriff, réincarnation du Diable en personne. Une série vraiment palpitante.
5.-Heroes.
Tout le monde a peut-être un super-héros qui sommeille en lui. Telle est la thèse de "Heroes", grande révélation de l'année dernière, créant un gros buzz sur Internet, sans toutefois le confirmer dans les audiences du samedi soir sur TF1. La bonne idée étant de se concentrer sur l'aspect psychologique plutôt que sur des effets spéciaux qui l'aurait faite passer pour un clône des "X-Men".
6.-Desperate Housewives.
7.-Prison Break.
8.-Friends.
9.-Grey's Anatomy.
10.-Jericho.
11.-Alias.
12.-L'Homme de Nulle Part.
13.-Les 4400.
14.-Jekyll.
15.-South Park.
16.-Les Simpsons.
17.-Buffy contre les Vampires.
18.-Sliders.
19.-Seinfeld.
20.-The Shield.


Et vous, quelles sont vos séries favorites ? J'attend votre avis en commentaires.
Par Julien DAMIEN - Publié dans : Télé
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  • : Julien DAMIEN
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  • : 31/12/1979
  • : France Vosges Epinal
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  • : Journaliste dans un journal départemental, je vous fais partager mes coups de coeur et coups de gueule culturels.

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